Oh My Dog !

25 novembre 2008

Cap à l'EST - Frères Ben Aïm - Cie CFB 451

Dernière Pièce du cursus Théâtre pour l'option de Culture G et pour une dernière pièce de théâtre elle se révèle ne pas en être une ...

Il s'agit de Danse, mais aussi de Cinéma... mais aussi de Musique... mais aussi de soupe ... mais aussi de foot ... mais aussi de train ... mais aussi...

Cap à l’Est – Cie CFB 451

Les frères Ben Aïm présentent ici une déambulation chorégraphique dans les deux sens du terme. Les spectateurs se voient dès le début séparés en deux groupes direction Saint-Pétersbourg ou Bucarest. Et voilà le train qui démarre.

Un premier groupe se retrouve sur la scène (celle-ci étant coupée du côté public par un rideau de fer) assis face aux guindes et autres coulisses du théâtre. Des instruments traditionnels envoient petit à petit la musique qui remplit l’espace et les danseurs contemporains arrivent au compte goutte, grimpant sur le mur, nous offrant une chorégraphie aux allures de spectacle de rue. La superbe voix de Lauryn Hill envahit la scène et la danse reprend de plus belle avec l’arrivée d’un ballon de football. Cette première partie se termine sur un morceau de violon qui calme toutes les ardeurs des danseurs qui finissent par quitter la scène.

Pendant ce temps-là, du côté public, le deuxième groupe assis au premier balcon surplombe les fauteuils d’orchestre au-dessus desquels est installée une scène. Une grande table basse y est déjà installée, la lumière s’éteint, une musique électro accompagnée de bruits de la nature démarre et une danseuse, comme arrivant à la vie sort de cette table timidement. Elle se déplie, toujours au sol, bientôt accompagnée d’un autre danseur, puis d’une danseuse aux allures bohémiennes et enfin petit à petit la musique se tait doucement et celle-ci comme mourant retourne à sa case de départ.

Après avoir évidemment échangé de place et vécu l’autre partie, tous les spectateurs sont conviés dans « l’aquarium » pour se plonger (à l’aide d’une soupe traditionnelle et d’un champ à la contrebasse) dans l’univers tapissé de ces pays de l’est.

Retour côté public pour tout le monde avec deux danseurs s’amusant, combattant joyeusement sur quelques airs connus pour laisser place à un film de Milos Tomic : Baisé craché. On y suit les déambulations d’un homme qui restant allongé sur le dos sur les trottoirs de la ville, suit les femmes, vit ses fantasmes, et subit la vie de rue, le tout tourné image par image accompagné d’un superbe musique.

Enfin pour la dernière partie, les différents musiciens qu’on a pu croisés se retrouvent sur scène pour jouer des morceaux vous faisant évidemment voyager vers l’Est accompagnés d’une danseuse bohémienne tournoyant aussi bien sur scène que sur le plateau aménagé au dessus des fauteuils. Alors après de nombreuses danses qui ajoutent un côté négatif au spectacle de par leur longueur, toute la troupe de danseurs contemporains la rejoigne, vêtus de robes pour tournoyer indéfiniment.

Tout au long de cette très belle composition le spectateur a pu ressentir nombre d’émotions différentes, bien sûr le but étant de nous transporter. La première partie sur la scène m’a beaucoup amusé et m’a aussi donné un sentiment de volupté face à la musique et aux sauts incessants des danseurs alors que la deuxième partie m’a plutôt apporté un sentiment de douceur, de fragilité avec toutefois un certain mal être dû à la musique trop répétitive. Le court-métrage m’a plutôt amusé et émerveillé par les techniques et les déplacements du personnage, quant à la dernière partie j’avoue avoir été plutôt insensible mais tout de même étonné et curieux de voir ce genre de danse pour la première fois.

benaim

Petite Précision : On me demandait à chaque fois de résumer et d'exprimer ce que j'ai ressenti . Bah oui je raconte pas ça comme ça en temps normal ...  : )

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11 novembre 2008

Caillou de Lune - Cie Théâtr'Âme - Oct 08

Lors d'une conférence super giga interessante dans l'arène de l'ESC où évidemment nous ESAA n'avons une fois de plus pas été mis de côté ... on nous a proposé de choisir une option de culture générale.

Me voilà donc plus d'un mois après à devoir rendre un compte-rendu de résumés des pièces de théâtre que j'ai vues, car vous l'aurez deviné j'ai pris l'option Initiation au Théâtre Contemporain : )

Alors hop on attaque, Première pièce, Premier chef d'oeuvre

(Au lieu de faire son dessin de presse celui-ci préfère écrire des articles inutiles sur canalblog)

Le Caillou de Lune, adaptée du roman autobiographique d'Ettel Hannah, mise en scène par Danièle Israël :

Ce spectacle vous plonge dès le début dans une ambiance assez sombre, seules les yeux d’une actrice incarnant, on le comprendra par la suite, une petite fille de cinq ans sont visible. L’histoire se situe pendant la deuxième guerre mondiale, en Pologne. La petite fille accompagnée de son père, son frère Raoul, sa mère enceinte ainsi que d’autres clandestins attendent patiemment dans une tranchée, le signal pour pouvoir passer la ligne de démarcation et fuir les nazis.

Perturbée par tous ces évènements et ces ordres qu’elle ne comprend pas (ne pas grelotter, ne pas parler, ne pas pleurer etc.) la fillette se compare à un caillou froid, mouillé, dur et par-dessus tout délaissé de tous. Tout est raconté au passé, comme les mémoires d’une enfant qui décrypte tout à travers un regard aussi naïf que mature parfois. Seuls deux personnages apparaissent sur scène. Le deuxième est une personne d’un certain âge qui vient rythmer le jeu en répétant certaines répliques, servant de recueil de citation ou chantant certains chants  traditionnels yiddish (magnifiques).

Car en effet l’enjeu se situe ici, la famille de notre héroïne est juive et celle-ci l’a bien compris : elle doit alors allier son admiration pour les coutumes familiales et l’ordre de ses parents de se faire passer pour catholique. L’action se poursuit donc au fil du temps, des rencontres et des obstacles que la famille doit affronter. Le regard de la petite fille ajoute un certain humour innocent à la pièce qui soulage l’ambiance très dure de l’époque mais à la fois la rend plus dure pour certains. Le deuxième personnage déambule sur la scène avec la fillette représentant sa grand-mère restée au pays natal, tout comme sa conscience ou encore la petite fille une fois adulte. Le récit continue sans cesse, parfois magnifiquement coupé par des chants.

La mis en scène reste très sobre : une valise et une table. La table est bougée, renversée, découpée par une trappe et sert au final de cadre - peut-être pour représenter l’enferment dans la crise – aux actions majeures des péripéties. La malle est remplie de terre et sert aussi de terrain de jeu pour replanter l’espoir, déterrer les souvenirs et à toutes autres interprétations.

La scène finale ressemble étrangement à la scène du début, la fillette derrière le cadre de la trappe dans la table semble s’éloigner petit à petit du public, seul son visage étant éclairé, comprenant après choc l’horreur qui vient d’arriver chez elle …

Les lumières inondent à nouveau la scène et il me semble que les larmes aussi. Cette pièce a été un carrefour d’émotions pour moi. On est évidemment épris d’une affection folle pour cette petite fille, amusé par son regard naïf et drôle sur des choses qui ont l’habitude d’être prises avec des pincettes et haineux envers les « grands méchants » de l’Histoire. Mais la peine prend place au fur et à mesure et la fin fait l’apogée. Je voue personnellement une grande admiration pour l’actrice principale, particulièrement à la fin quand celle-ci retient difficilement les sanglots contenus pendant toute la pièce pour saluer le public.

Note : ■■■■■

cailloulunerate

Posté par OhMyGosh à 15:51 - Theater - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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